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De Sydney à Adelaide : les grandes villes de la cote Sud-Est de l'Australie

Le 21 mars 2004 a marqué mon retour en Occident, après plus de 5 mois passés entre l’Inde et l’Indonésie, a découvrir des cultures aussi éloignées de la mienne que peut l’être la possibilité pour un mendiant de Calcutta de souscrire un fonds de pension garanti par George Soros.

 

Quel choc ! Pour la première fois dans ma courte existence, j’avais l’impression de regarder notre monde avec les yeux ouverts. Cela était peut-être dû à l’endroit où je venais d’atterrir!

 

Sydney ressemble au stéréotype d’une ville occidentale prospère, une vitrine du monde capitaliste qui ne connaîtrait aucun échec!

mais tout cela me semblait si vide, si rationnel, si artificiel, sans vie… Pas de corne de vache à éviter, pas de “Hello mister !” braillé en chœur par 10 enfants, pas d’odeur de barbecue dans la rue, pas de montée d’adrénaline en traversant la rue (maudit petit bonhomme vert !), et surtout pas un sourire gratuit…

On ressent donc ce décalage assez fortement les premiers jours, et puis on se réhabitue à l’univers que l’on a jusqu’ici connu le mieux.

Sydney est, malgré tout, une ville fascinante, tant pour les raisons évoquées plus haut que pour la disposition et l’architecture de la ville.

 

Le port de Sydney est connu dans le monde entier pour ses deux édifices les plus célèbres, reconnus comme les symboles de la ville et du pays dans le monde entier : l’opéra, aux allures de coquillage étincelant ou de voiles déployées, et le pont massif reliant les rives nord et sud de la capitale du pays.

 

La ville a un look résolument moderne, les constructions d’allure (et d’époque) victorienne, comme l’église Saint Mary ou la mairie, se noyant dans la masse des gratte-ciel de verre et d’acier.

 

On se sent dans un environnement dynamique et, malgré le fait que les Australiens soient parmi les travailleurs les plus acharnés du monde (en nombre d’heures passées au bureau… euh, ne voyez pas là d’ironie, le mythe du fonctionnaire que l’on connaît est un concept franco-français !), les terrasses de la ville sont remplies, tous les soirs jusqu’au coucher du soleil, de costumes et de tailleurs plaisantant autour d’une bière bien fraîche.

 

Mais tout cela sera éliminé dès le lendemain, grâce au footing ou à tout autre effort physique que ces incroyables citadins pratiquent quotidiennement dans un des parcs verdoyants de la ville ! (Encore une fois, ne voyez ici aucune allusion à notre bien-aimé serviteur de l’État…le sport est une notion subjective. Bon, je me perds…)

 

Cette première semaine passée en Australie m’a cependant laissé peu de temps pour visiter Sydney (ce qui m’a aussi évité de dépenser trop d’argent !), étant trop occupé à organiser l’achat du véhicule qui me permettrait de sillonner les routes et pistes du pays – et de dormir à moindres frais – dans les 5 semaines à venir.

 

J’ai rapidement trouvé la voiture de mes rêves : une Ford Falcon break d’un resplendissant jaune délavé, dont le charme et la robustesse ne pouvaient cependant cacher les faiblesses de son grand âge (17ans…).

 

Aux stations-service, j’alternais plein d’essence et plein d’huile… Bref, une fois endormi par les charmes de celle qui allait être ma future et fidèle compagne de voyage, j’ai découvert, tout ébaubi, qu’elle était vénale (ma naïveté me perdra).

 

J’ai donc dû passer à la banque, et c’est là que le marathon a commencé : je passerai sur les différents rebondissements de l’affaire, mais ce n’est que 5 jours plus tard et après moult coups de fils, e-mails et stress divers que j’ai enfin pu sortir l’argent et m’enfuir au volant de ma douce. Enfin, on the road !        

 

J’ai tout de suite pris la direction de Canberra, la capitale fédérale, où je devais rejoindre Ben et Rob, deux des trois Australiens avec qui j’ai passé le réveillon du Nouvel An aux pieds de l’Everest.

 

J’ai passé trois jours dans cette ville très agréable, qui avait été choisie comme capitale du pays – formé de 6 Etats fédérés : les Nouvelles Galles du Sud, le Queensland, le Territoire du Nord, l’Australie Occidentale, Victoria, et enfin le Territoire de la Capitale Australienne) –

 

En 1901, et de manière plutôt artificielle, ce petit bourg étant destiné à faire contrepoids à la ville de Sydney.

 

Après avoir visité le Parlement, fait une sieste sur la côte le jour où je m’étais levé à 6H du matin pour voir en direct le match de rugby France-Angleterre du Tournoi des Six Nations… qui n’était en fait pas diffusé (no comment), et passé de bons moments avec mes hôtes, j’ai repris le volant pour gagner Melbourne.

 

                                                SUITE

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