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J’arrive à six heures à l’aéroport. Après avoir cherché le bureau d’Air Népal pendant une demi-heure et suivi une multitude de directions, je trouve un écriteau négligemment posé sur une porte dans un vieux couloir : J’y suis enfin !Un avion décolle à 10h30. Parfait. Il me reste une poignée d’heures pour humer l’ambiance indienne qui entoure l’aéroport. Je sais que je retrouverai tout cela bientôt.
Je ressens un mélange de peur, d’excitation, de fascination, de rejet aussi pour ce pays à peine ressenti. J’ai un mois pour m’habituer au fossé culturel dont tant de personnes m’ont parlé. La violence du choc culturel sera évidente dans un mois et par bonheur pour l’instant, je prends le cap des cimes himalayennes.
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Vol New Delhi (Inde) / Kathmandu (Nepal)
Une jeune fille d’environ quinze ans est assise à coté de moi dans l’avion. Elle porte un anneau sur la narine droite et son sari éclaire de lumière orangée notre petit espace. Elle m’explique qu’elle fait ses études à Bombay et qu’elle rentre dans sa famille pour les vacances. Je lui explique mon voyage dans les grandes lignes. Elle reste fascinée par la chance que j’ai de pouvoir réaliser mon rêve. Je comprends qu’elle est déjà une privilégiée de pouvoir voler d’Inde vers le Népal.
L’avion quitte le tarmac et prend de l’altitude, cap au Nord-Est. Les nuages de fin de mousson s’écrasent sur la première chaîne de montagne et obligent le pilote à manœuvrer de gauche à droite, modifiant sans arrêt son cap vers Khatmandu. Les passagers semblent habitués à cette danse et n’y prêtent aucune attention. Je décide, encore une fois, de laisser aller en me persuadant que tout se passera bien. |
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