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Manahoana Tompoko,
Et oui, s'ayez, me voilà à Tana. J'ai quitté Diégo hier et cela non sans peine... Tout l'orphelinat est venu m'accompagner à l'aéroport. Dur dur. Je passe d'un lieu chaud et familier où j'avais lié beaucoup d'amitiés à un lieu glacial ( à peine 10°) et où je ne connais personne! En plus, mon arrivée a commencé par une mauvaise rencontre... Heureusement, j'ai réussi à m'en dépatouiller. Ici, la misère est vraiment vraiment choquante. Hier, par exemple, je mangeais à une terrasse et pendant tout mon repas, une femme et son bébé sont restés me fixer à l'entré du restaurant. Le problème de la faim est bien plus important ici que dans les autres villes. En effet, ailleurs, il y a toujours la possibilité de cultiver des légumes ou d'aller cueillir des fruits en brousse. Ici, il n'y a rien de tout ça. Impossible de passer devant une benne sans y voir des gens manger. |
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