Je quitte lhôtel et retourne au village pour espérer trouver un bus. Je découvre une de ces balançoires en contrebas du village sur laquelle jouent une dizaine enfants accompagnés dun vieux monsieur qui les aide à lancer la machine.
Elle mesure dix mètres de haut en comptant jusquau sommet des branches et son emplacement face à la vallée de Katmandou me pousse à aller lessayer.
Je rencontre Suriwati, une népalaise de 22 ans. Elle mapprend beaucoup sur son peuple et minvite à me lancer sur la balançoire. Avec la pente, lorsque la poussée est importante (et les enfants sen chargeaient), on atteint six mètres de haut. Etant plus grand et plus lourd que les enfants, jespérais simplement que la corde qui reliait les branches de bambou remplisse parfaitement sa fonction afin que la balançoire ne se transforme pas en catapulte !
Tout se passe bien.
Une heure plus tard, je dis au revoir à tous mes nouveaux amis et part à la recherche dun moyen de locomotion pour rentrer sur Katmandou. Un homme sapproche de moi et me pose les questions devenues habituelles en quelques journées passées au Népal :
- « Where do you come from?
- Where are you going?"
Il me propose son taxi. Le chauffeur coupe le moteur dans la descente sur quinze kilomètres et lon croise les camions de trop près à mon goût. Arrivé dans la vallée, le moteur est remis en marche mais on navance plus et les rickshaws nous doublent. Jai bien cru que lon ne verrait pas la ville avant le coucher du soleil !
Pokhara